Using his political position, Frank Oliver had the local Indian Agent fired and replaced by his friend, James Gibbons. Ejected from the United States for illegal rum running, Gibbons’ only qualification for the job was his boast that he had once traded a keg of rum to the Blackfoot for 108 buffalo robes and nine horses. Indian Agents policed every aspect of life on reserve at that time. Gibbons agreed with Oliver that the Indians needed to surrender the land set aside for them under the Treaties. He immediately began to put pressure on the local bands.

Farming supplies and horses, which had been promised under Treaty Six, were withheld. Local bands, including Enoch, Alexander and Michel, were told that to purchase the badly needed supplies, they must surrender and sell off land. Band members who disagreed with Gibbons could be disciplined by withholding “privileges”. For example, an agent had the power to deny passes that were required by Indians to leave the reserve. The passes were needed for going to town to buy or sell goods, to hunt, to work, or even for going off reserve to visit relatives.

Although Canadian law was very clear on how Indian lands could be acquired or sold, corruption in the department made it easy for unscrupulous bureaucrats to benefit. Land was surrendered to the government and then offered up for auction. Land speculators were interested only in flipping land for profit. Frank Oliver himself ended up with title to 3400 acres of the Michel Reserve’s original land.


Frank Oliver a utilisé son influence politique pour expulser l’agent des Indiens locaux pour ensuite le remplacer par son ami, James Gibbons. Ayant été expulsé des États-Unis pour la contrebande d’alcool, Gibbons n’était qualifié pour ce poste que par le fait de s’être vanté d’avoir fait un échange avec des Pieds Noirs d’un baril de rhum pour 108 peaux de bison et neuf chevaux. À cette époque, les agents des Indiens contrôlaient tous les aspects de la vie sur les réserves. Gibbons était d’accord avec Oliver, croyant que les Indiens devaient céder les terres qui leurs avaient été accordées selon les Traités. Il a immédiatement mis la pression sur les bandes locales.

Les matériels agricoles et les chevaux promis sous le Traité Six étaient retenus. On a ordonné aux bandes locales, dont Enoch, Alexander et Michel, de céder et de vendre leurs terres afin de pouvoir acheter de ces matériaux indispensables. Les membres de la bande qui s’opposaient à Gibbons pouvaient perdent leurs « privilèges ». C’est-à-dire qu’un agent avait le pouvoir de refuser les laissez-passer requis des Indiens pour quitter la réserve. Ces laissez-passer étaient obligatoires pour se rendre en ville pour acheter et vendre des biens, pour chasser, travailler et même pour quitter la réserve afin de visiter la famille.

Bien que les lois canadiennes soient très claires sur la manière d’acquérir et vendre les terres indiennes, la corruption au ministère a permis aux fonctionnaires sans scrupules d’en bénéficier. Des terres étaient cédées au gouvernement et misent aux enchères. Les spéculateurs fonciers s’intéressaient aux terres que pour les revendre à profit. Frank Oliver a obtenu le titre de propriété pour 3400 acres de terres de la réserve Michel.

House on the Michel Reserve, 1950s
Pass from James Gibbons to Dr. J D Hamson, Feb. 24, 1902./Laissez-passer de James Gibbons au Docteur J D Hamson, 24 fév. 1902.